Mais à l’usage je me rends compte que ceux qui réussissent bien cet exercice écoutent peu, réfléchissent beaucoup, notent beaucoup aussi. Ceux qui ne comprennent pas très vite, parce qu’ils ne connaissent pas et donc ne reconnaîtront pas, parce qu’ils n’ont pas acquis de méthode d’écoute et d’élucidation, ceux-là écoutent et réécoutent, mais ne comprennent pas mieux pour autant.
en référence à : http://another-teacher.net/spip.php?article414 (afficher sur Google Sidewiki)dimanche 12 décembre 2010
vendredi 3 décembre 2010
L’intervention ergonomique comme acte pédagogique
L’analyse des grands courants pédagogiques (Beauté, 1998) montre le rôle important des méthodes utilisées dans l’acte pédagogique. S’appuyer sur ces réflexions nous permettrait d’approfondir les quatre aspects proposés ci-dessus.
Les méthodes expositives (ou dogmatiques) sont les plus anciennes et les plus connues, répertoriées dans le registre de la pédagogie traditionnelle (Alain, 1932). Elles s’appuient essentiellement sur la technique de l’exposé. Leur principe de base consiste à dire qu’il suffit d’enseigner pour que l’apprenant apprenne. Elles sont principalement centrées sur le formateur. Il présente le savoir, et cette action doit permettre une transmission des connaissances chez l’apprenant. Le cours magistral et l’exposé en sont les figures majeures. Or, les mondes de la recherche et de la pratique fonctionnent à partir d’objets sociaux différents (Boltanski et Thévenot, 1989). Les savoirs de la recherche ne sont pas directement actionnables (Argyris, 1995; Saint-Arnaud, 1992). Il y a donc nécessité de créer du lien autour de ces savoirs (Schmitt, 2004) de façon à les rendre utilisables en situation et par d’autres. Pour la pratique de l’ergonomie, il semble plus approprié de se tourner vers d’autres méthodes pédagogiques.
Avec les méthodes actives (Freinet, 1964; Dewey, 1947; Cousinet, 1943; Decroly, 1927), l’apprenant est explicitement au centre de l’acte pédagogique.
À l’heure actuelle, sont classées dans cette catégorie les méthodes grâce auxquelles le formateur essaie de faire participer l’apprenant, en utilisant des techniques telles que l’étude de cas, la simulation ou encore le jeu de rôles. Il s’agit en fait d’une construction du savoir dans et par l’action à partir d’informations mises à disposition.
C’est en résolvant des situations à problèmes que l’apprenant développe ses connaissances et savoir-faire.
Le formateur, qui apporte une aide méthodologique et des informations, doit proposer des situations pertinentes et fournir des consignes.
De façon générale, les méthodes actives comportent des caractéristiques particulières :
- une confrontation des points de vue à l’intérieur du groupe,
- une référence à l’expérience des participants,
- une activité réalisée de façon autonome, hors de la présence du formateur.
samedi 6 novembre 2010
L’engagement des élèves, l’équité et la culture de scolarisation
La création d’environnements engageant intellectuellement les élèves nécessite quelque chose de différent des modèles prédominants précédents d’enseignement et d’apprentissage.
De nos jours, les enseignants sont appelés à travailler avec des collègues pour cultiver et consolider leurs pratiques et pour acquérir de l’expérience en conception d’environnements
d’apprentissage propices à l’engagement intellectuel.
Leurs pratiques doivent aider les élèves à apprendre en obtenant une compréhension en profondeur, plutôt qu’à promouvoir l’acquisition
d’ensembles de faits et de compétences sans lien les uns avec les autres.
Les enseignants qui conçoivent et enseignent en vue de l’engagement intellectuel aident leurs élèves à apprivoiser des voies interreliées à l’intérieur d’une discipline afin qu’ils puissent apprendre en y circulant sans perdre de vue où ils sont.
Ces enseignants donnent aux élèves une rétroaction suivie, utile et constructive afin qu’ils puissent mieux savoir où ils en sont, où ils vont et comment faire pour s’y rendre – c’est-à-dire qu’ils peuvent commencer à orienter leurs propres apprentissages.
Les pratiques pédagogiques cultivant l’engagement intellectuel des élèves tiennent compte de la nécessité de développer de solides relations pédagogiques pour ériger la cohésion sociale et produire des esprits qui ont soif d’acquérir des savoirs tout au long de leur vie.
Ces enseignants se servent des technologies de leur époque pour élaborer des travaux stimulants, robustes et intellectuellement engageants pour leurs élèves.
Ils font de l’école un lieu de stimulation
intellectuelle pour chaque apprenant.
mercredi 27 octobre 2010
Grace aux TICE, une école plus efficace ? A voir...
Du côté des médias, on dispose en effet d'une littérature empirique très conséquente, souvent cohérente, qui montre notamment que :
- quand l'objectif est de comprendre un texte, la présence d'une image illustrative pertinente est bénéfique ;
- quand l'objectif est de comprendre une image, l'intégration d'un texte explicatif dans l'image améliore la compréhension par rapport à une présentation séparée du texte et de l'image ;
- on améliore aussi la compréhension de l'image en donnant le texte de commentaire à entendre plutôt qu'à lire.
dimanche 17 octobre 2010
samedi 16 octobre 2010
Un itinéraire d’apprentissage pour faire adhérer et pour motiver
Accompagner ne veut pas dire guider. Le guide se situe généralement en avant et les personnes qu’il guide le suivent. Accompagner c’est être à côté pour aider l’apprenant à aller où il doit et où il veut aller. La façon de lui indiquer le chemin à parcourir c’est de lui remettre la liste séquencée des apprentissages à réaliser pour atteindre le but visé. Les apprentissages ici doivent être exprimés sous la forme d’action à réaliser et de résultat attendu. Le résultat ici ne s’exprime pas sous la forme de % mais d’un livrable constituant une production concrète de l’apprentissage à réaliser avec des indicateurs de réussite.
Cet itinéraire permet à l’apprenant d’anticiper le changement qui se produira entre son entrée en formation et sa sortie et à l’enseignant de rendre plus concret les apprentissages à faire réaliser. L’apprenant peut alors s’investir dans ses apprentissages étant ainsi conscient du cheminement attendu. Ce volet de conscience pragmatique permet à ce dernier d’adhérer pleinement à la formation ou encore de changer de milieu de formation parce que le cheminement ne lui convient pas.
jeudi 14 octobre 2010
QU’EST CE QUE L’ACCELERATED LEARNING ?
En terme de pédagogie, l’animateur en accelerated learning privilégiera les méthodes actives, de découverte des notions.
Ainsi, en terme de méthode d’animation, le cours magistral est tout à fait à proscrire, il est beaucoup plus intéressant de procéder par la découverte, le jeux et surtout favoriser l’échange entre apprenants.
Cette méthode consiste également à redonner confiance à l’apprenant et à restaurer une image de soi positive.
C’est pourquoi, l’accelerated learning se base sur les notions d’intelligences multiples et d’intelligence émotionnelle.
Motivation au sens de désir de déployer efforts et énergie pour apprendre un nouveau concept.
Ainsi la motivation intrinsèque est au coeur de toute volonté d’apprentissage, et elle peut s’améliorer grâce à un travail personnel, sur soi. L’objectif de l’accelerated learning est de permettre à l’apprenant de s’autoriser une vision positive et encourageante.
On l’a dit il s’agit d’une méthode globale. Ainsi, on abordera avec l’apprenant différents points :
- une connaissance de base du cerveau et de son fonctionnement : besoins physiologiques et nutritionnels, apports énergétiques et rôle d’une bonne oxygénation (article à venir).
- le fonctionnement de la mémoire : ses différents types et usages. A court, moyen et long terme. Procédurale, épisodique…
- la bio-pédagogie : c’est à dire les aspects relevant à la fois de la bonne santé du corps, des rythmes biologiques et de la nutrition. On pourra également aborder le rôle du sport dans les apprentissages (effets bénéfiques et effets limitants).
- une autre vision de l’intelligence : la fois multiple et émotionnelle (voir les articles sur ce sujet sur ce site)
- les styles et stratégies d’apprentissage. On verra sur ce même site les théories de Kolb et de Mumfort ainsi que les stratégies d’apprentissage de La Garanderie.
- utilisation de stratégies pédagogiques élémentaires et de méthodes globales dans son travail personnel. C’est en fin de compte la méthodologie (procéder par comparaison/similitudes). On aidera également l’apprenant à utiliser, maitriser les cartes dites mentales (voir aussi sur ce site pour plus de détails).
- favoriser une approche positive de l’apprentissage en restaurant une image de soi positive, et en faisant prendre conscience que tout le monde a la capacité de faire mieux, d’apprendre mieux et plus vite !!
